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LES ARMES
  

Il est effroyable de constater à quel point l'homme est capable d'inventer des outils efficaces quand il s'agit de faire du mal. Mais cependant, il est tout à fait naturel d'éprouver de l'admiration pour ces armes qui très généralement, en plus d'être remarquables par leur côté technique, le sont tout autant dans leur finition et leur esthétisme.

 

 L'épée
L'arbalète
Le fléau d'arme
La masse d'arme
La vouge
armure

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L'EPEE

 

 

  Pendant le Moyen âge, les mots "branc" et "épée" sont employés pour désigner cette arme qui, avec la lance, composait l'armement offensif principal des gens d'armes. On nommait la lame alemelle ou lumelle; la poignée le helz, l'endeure, l'enheudeure ou encore le heut; le pommeau était dit le pont ou le plommel; la garde de disait l'arestuel ou les quillons (en parlant des gardes); et le fourreau s'appelait le fourrel ou le fuere.

  Les différentes parties de l'épée: il y avait la lame, qui se terminait d'un côté par la pointe, et de l'autre par la soie, qui devait servir à recevoir la poignée ou fusée et se terminait par le pommeau, souvent laissé vide pour pouvoir y placer un fragment de relique.

  C'est d'ailleurs ce qui a conduit à certaines erreurs. Les chevaliers juraient parfois sur leurs épée. En fait, ils juraient sur ces reliques qu'elle renfermait, et non sur la croix formées par les quillons (la garde). En France, les pommeaux étaient surtout en forme de disque, parfois ils formaient un vase trapu ou d'autres motifs géométriques.

  L'épée est très importante, et celui qui la possède en prend grand soin. Parfois même il lui parle comme à un compagnon, et préfère la briser quand la fin est proche que de voir un ennemi s'en emparer (cf Roland). L'épée est donc l'arme par excellence de la noblesse et de l'homme de guerre. Il ne faut pas être surpris si on apportait le plus grand soin à sa fabrication.

  Une épée était forgée selon des techniques très précises que je dévoilerais lors de la prochaine mise à jour (le temps que je retrouve mes dossiers à ce sujet pour plus de sécurité). Sachez néanmoins qu'ils existait plusieurs types d'épée et de façons d'en frapper un adversaire.

  Par exemple: quand on frappait par le tranchant, on parlait d'un coup de "taille", tandis que si c'était ne tentative qui visait à planter l'épée dans son adversaire, il s'agissait d'un coup "d'estoc". Ce genre de coup était interdit en joute (le but des joutes était en effet d'évacuer le potentiel guerrier des chevaliers, pas de les faire tous s'entretuer).

  Il existait ainsi des épées courtes, de lames de moins d'un mètre (70 cm de lame environ, soit 85 cm); des épées longues, dites "à deux mains", qui dépassait le mètre (1,20 m de lame, soit 1,70 maximum avec la garde et le pommeau). De telles armes admirables sont rares. le cavalier dont le cheval était renversé dans la mêlée (chose fréquente) se faisait jour avec cette arme terrible, s'il savait la manier habilement, et l'arracher à l'arçon. "En faisant le moulinet au dessus de sa tête, il traçait autour de lui un cercle de deux mètres de rayon au moins". Les épées se rallongèrent surtout après le XIIIeme siècle, où les armures devenaient si efficaces qu'il valait mieux également abandonner le concept de lame cannelées et tranchantes. Il existait encore des épées "bâtardes", qui pouvaient se tenir indifféremment à une ou deux mains, selon le coup qui est donné.

  Il existait encore des armes de parement, surtout vers le XVeme siècle, magnifiques, mais peu efficaces en combat.

  Il existait en effet encore deux types d'arme: les épées à lame légère, cannelée (c'est à dire évidée des deux côtés dans leur partie centrale pour alléger le poids), qui servait de taille, et des épées à lame lourde et à section triangulaire qui servaient d'estoc. Mais avec leur poids, même utilisée de taille, elles faussaient les haumes ou les armures... Aussi les hommes d'armes en portaient-ils souvent deux: la première, très longue, était attachée à l'arçon de la selle, et la deuxième, plus courte, était portée au baudrier. Les épées d'arçon n'étaient probablement pas dotés de foureau, mais passées directement dans un jeu de courroie à l'arçon. Le pommeau était généralement très lourd pour ré-équilibrer l'arme, et certaines armes très longues possèdent une double canelure. Pendant la fin du XIIIeme siècle, les poignées de ces épées lourdes n'étaient fait que pour une main, tandis qu'au XIVeme siècle on combattait à pied, à deux mains.

 

  Lors de combats singuliers, une lice était formée en plantant dans le sol des épées ou des vouges. Celui des deux hommes qui en sortait risquait le déshonneur. L'escrime alors consistait surtout à fournir des coups de taille assez lourds pour se faire sentir à travers les mailles et briser les bras ou l'épaule et des coups droits très dangereux.

 

  Les épées, vers le XVeme siècle, par leur longueur et leur finesse servaient à la fois au combat et d'épieu à la chasse (fixé par une traverse à travers un petit trou à un manche).

  Les fabriques de lame renommées étaient à Verdun, Poitiers, Bordeaux, quelques villes d'Allemagne (Vienne notamment), à Milan. Mais les armes de luxe venaient d'Italie.

  Les gens de pied (dit coutilliers) n'avaient que des épées courtes, et seuls les archers et arbalétriers en portaient (de 80 cm de longueur totale).

 L'épée
L'arbalète
Le fléau d'arme
La masse d'arme
La vouge
armure

 

L'ARBALETE

Une arme terrible, qui s'est longtemps fait interdire dans les combats.

  On rechargeait l'arbalète en passant son pied dans l'étrier, arbalète retournée vers le sol. Un crochet attaché à la ceinture passait sous la corde, et d'un coup de rein l'arbalétrier pouvait remonter la corde jusqu'à l'encoche en os.

 

Tour ou Moufle, qui s'emboite à l'extrémité arrière de l'arme et s'acroche à la corde. La manivelle permet en suite de bander la corde.
Arbalète à pied de biche, utilisée en cavalerie. Le rechargement est plus rapide, mais la tension est moins forte, donc tire moins loin.
Arbalete à cry ou à Cric. Arme très puissante, mais le cry est encombrant.

 

 L'épée
L'arbalète
Le fléau d'arme
La masse d'arme
La vouge
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LE FLEAU D'ARME

  Fléau d'arme classique. Arme surtout destinée au cavaliers, elle portait le grand inconvénient de blesser parfois son utilisateur à cause des chocs en retour.

 

  Le manche du fléau est ici plus long, et est donc destiné à des gens de pied.

  Goupillon, arme longue et qui demandait une grande dextérité pour être maniée. C'est une arme de piéton longue de 2m, utilisée en Angleterre.

  Les allemands utilisait une arme semblable à plusieurs chaines et aux boules sans pointe qu'ils baptisait scorpion.
  Cependant une autre arme, sorte de baliste rudimentaire utilisée contre des châteaux, porte ce nom en France.

 

LA MASSE D'ARME

  Il existe bien autant de forme de masse d'arme que d'épées différentes. Mais quelle que soit sa forme ou son poids, c'était une arme meutrière très dangereuse. On l'appelle parfois marteau de guerre.

Quand il n'a que la forme d'une massue en bois, on l'appelle un tinel.

 

LA VOUGE

Une vouge est en fait toute arme emanchée sur un long bâton.
Arme de piéton, elle a beaucoup évolué, partant d'un simple couteau mis sur un bâton, our prendre des formes très différentes, en croissant, en trident ou autre.

L'aboutissement de cette arme est la Hallebarde, mais la figure ci-contre est encore une vouge.

 

ARMURES

Cette armure pour homme est récente (renaissance) et n'est pa représentative des armure du moyen âge. Mais elle est jolie.

Par contre celle du cheval date du XII eme siecle. Elle est moitie de maille, moitiée de plaque de métal pour assurer une souplesse pour le cheval.

 

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